[Escrime] Giannotte : «Si les planètes sont alignées ce jour-là…»

first_imgAvez-vous changé quelque chose au niveau de votre entraînement, justement ?Non. Comme on dit, “never change a winning team”. Je suis toujours à Reims, où je termine cette année mon master 2 pour être prof de sport. Je m’entraîne toute la semaine à Reims et le week-end, je viens m’entraîner avec Me Pizay au Luxembourg ou bien je pars en compétition. Et Me Pizay se rend une fois par semaine en Champagne pour me donner la leçon.Travaillez-vous également sur le plan mental ?Oui. Je travaille depuis quelques temps avec des psychologues du sport, une à Reims et un autre au Luxembourg, qui me suit depuis le Grand Prix de Cali (NDLR : où il a battu le n°1 mondial) et qui m’a été présenté via le LIHPS (Luxembourg Institute for High Performance in Sports).L’idée était de laisser le moins de place possible au hasard et, le jour J, d’être prêt sur tous les plans, technique, physique et psychologiquePas inutile quand on sait qu’on est dans une année olympique. Les JO, c’est le seul objectif ?C’est un peu trompeur. On peut se dire qu’on met toute sa concentration, toute son énergie sur le tournoi de qualification olympique. Mais si tu fais ça, tu n’es pas dans une bonne dynamique car tu ne fais pas tes compétitions d’avant à fond. Maintenant, si je me concentre complètement sur ma compétition de ce vendredi à Berne, ce n’est pas bon non plus, je risque d’être frustré si ça ne se passe pas bien. Du coup, on a décidé que désormais, il fallait bien sûr faire de son mieux lors de la compète mais surtout bien analyser la performance, qu’elle soit bonne ou mauvaise. L’idée était de laisser le moins de place possible au hasard et, le jour J, d’être prêt sur tous les plans, technique, physique et psychologique.Vous pouvez nous rappeler le chemin pour aller aux JO ? C’est vraiment très compliqué quand on vient d’une petite nation ?Oui. Ils prennent déjà les meilleures équipes. Ensuite, les deux meilleurs Européens du ranking mondial parmi les équipes non qualifiées. Et ensuite, il y a un tournoi de qualification à Madrid, à la mi-avril. Ce sera un niveau exceptionnel, certainement un des tournois les plus durs au monde, car il n’y aura personne qui ne mérite pas d’être là. Tout le monde aura une chance. Pour aller à Tokyo, il faut l’emporter. Je sais que j’ai tout ce qu’il faut. Si les planètes sont alignéees ce jour-là…Mais auparavant, il y a donc ce premier gros tournoi à Berne. Qu’attendez-vous de cette compétition ?C’est la première Coupe du monde de la saison et je sais que j’ai toujours besoin de temps pour prendre mes repères pour des épreuves de niveau mondial. Le premier objectif sera de sortir des poules. Ensuite, on verra au fur et à mesure. Maintenant, je sais qu’il y aura beaucoup de monde, que ce sera très relevé car tout le monde a encore ses chances pour aller aux JO.Vous avez réalisé une superbe saison. Est-ce que cela vous met en confiance ou vous rajoute de la pression ?Un peu des deux. L’année dernière, à la même époque, je revenais tout juste de blessure et mon but était de retrouver mon niveau. Maintenant, c’est différent, on met en place des choses. C’est vrai que la saison dernière a été très bonne. J’ai battu (Yannick) Borrel, ça m’a donné confiance pour les championnats d’Europe, où tout était presque parfait (NDLR : il termine 14e) puis aux championnats du monde où je fais des poules sans faute et je termine 40e. Tout cela te donne confiance car tu sais que tu l’as déjà fait.C’est toujours possible et facile de performer une fois. Le plus dur, c’est de le faire de manière constanteVous sentez que le regard de vos adversaires a changé ?Au fil des ans, il y a de plus en plus de gens qui viennent te voir, qui assistent à tes matches, des entraîneurs nationaux qui les analysent. Mentalement, il faut être prêt à tout ça. C’est toujours possible et facile de performer une fois. Le plus dur, c’est de le faire de manière constante. La saison dernière, j’ai enchaîné les bons résultats en faisant 32 à Cali, 14 aux Europe, 9 aux Universiades et 40 aux Monde. La dernière fois, Yannick Borel est venu de lui-même me saluer, quant à Park, le champion olympique (NDLR : qu’il avait battu aux Mondiaux en 2017), il le fait à chaque compétition. Mine de rien, ça fait quand même plaisir. Tu n’es plus le petit Luxembourgeois que personne ne connaît.Que pensez-vous que vos adversaires redoutent chez vous ?La faim. L’envie. Ils savent que je n’ai pas peur. Je respecte mes adversaires, mais je ne suis pas impressionné par leur palmarès.Entretien avec Romain Haas Coupe du monde, aujourd’hui à Berne. Flavio Giannotte entre dans le vif du sujet dans une saison qu’il espère aussi belle que la précédente. Avec le TQO de Madrid comme objectif principal.Très en vue la saison dernière pour son retour après une très grave blessure à la jambe, Flavio Giannotte a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs. C’est toujours avec la même ambition que le jeune homme de 24 ans aborde cette nouvelle saison.Qu’avez-vous fait depuis les championnats du monde à la mi-juillet ?J’avais besoin de souffler. Je n’avais pas fait de vraie pause depuis deux ou trois ans, alors j’ai coupé un bon mois et demi. Je suis parti en Bulgarie deux semaines avec des potes, puis en Grèce avec ma copine. Ça m’a fait beaucoup de bien pour attaquer la reprise de l’entraînement. J’ai fait quelques stages, à Copenhague une semaine, beaucoup en Italie, j’ai participé à des petites compétitions histoire de me remettre en route. Partagercenter_img Déjà en Tableau de 64!Les planètes étaient visiblement alignées. En effet, Flavio Giannotte ne devra même pas passer par le tableau préliminaire. En effet, l’élève de Maurice Pizay a réalisé : «les meilleures poules depuis que je tire». Son bilan? 6 victoires – 0 défaite. Du coup, le voilà directement qualifié pour le Tableau de 64. Il va devoir patienter quelques heures avant de connaître son prochain adversaire.last_img read more

MCSS to Focus on School Feeding Program

first_imgThe Monrovia Consolidated School System (MCSS) has disclosed a plan to focus on a school feeding program in the coming academic year as a means of attracting more students and keeping them in school.MCSS Superintendent, Benjamin Adolphus Jacobs, made the disclosure on Thursday at the Ministry of Information, Cultural Affairs and Tourism (MICAT) regular Ebola Hour press briefing.According to him, MCSS will prioritize the school feeding program to help increase students attendance at school.“The school-feeding program in the upcoming year,” he said, “will to help boost the reflection of learning for the children at the various MCSS campuses as well as increase   enrollment.”“No one can learn on an empty stomach, especially the little ones. Many of them will come to school in the morning hungry and weak and cannot respond to their teachers, even at question time. Many of them will not ask questions and sometimes leave campus during recess and run home because of food, Mr. Jacobs stressed.He explained that, many of the school going children were appearing in the classroom without eating anything at home, which he said was causing serious problems in keeping them focused on learning.The MCSS Superintendent further explained that, “due to the fight against the deadly Ebola virus and the issue of breaking the transmission, his administration is hoping to run three shifts, morning, evening and night, as a mean of reducing over crowdedness in the classroom.“We will also have Thermometers testing students and teachers on campus.”He continued, “We are securing vehicles for the three region, Central Monrovia, Sinkor and Bushrod Island, to help in carrying any sick person, both teachers and students, for treatment. “We will have one room reserved on each campus to have the person there before hospital attention is provided.”According to him, they will conduct workshops for teachers and students before the official opening of school and will also observe all Ebola preventive measures on campuses and will have rooms reserved for any outbreak of the disease. He further explained, “We are training guidance counselors for most of our schools that will help to guide many of our students in their learning process. We are also hoping to construct hand-pumps on some of our campuses as a way of improving sanitation.The MCSS Superintendent also disclosed that the counselors will be helping students who are not academically sound and will be guiding them and making sure that such students attend vocational institutions.He disclosed that schools might open in late January or February and close in the late August or September. “We are also working on classes running from Monday to Saturday if all goes well and the Ministry of Education will come up with a position.  Share this:Click to share on Twitter (Opens in new window)Click to share on Facebook (Opens in new window)last_img read more