F91 : pourquoi tant de mystère sur le départ de Ferrera ?

first_imgCrasson à la bonne place dans l’avionDans son sillage, l’éternel Lehit Zeghdane, pas dupe de tout ce cirque et de la traque à l’information précise, étale son expérience : «On a un chargé de communication non ? Demandez au chargé de communication…» Manou Goergen, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas que ça à faire non plus. Accoudé au desk, ordinateur déplié, il gère le passage des troupes à l’enregistrement des bagages. Et après tout, il n’est pas seul dans la délégation à avoir une partie des clefs du mystère Ferrera, tout simplement pas là où il devrait être, c’est-à-dire avec ses joueurs.«Je crois qu’on donnera des informations mais après le match», lâche l’un, pas troublé qu’on puisse envisager d’aller jouer un match de phase de poules de l’Europa League sans même connaître officiellement l’identité du remplaçant du technicien belge, même si forcément, il y a des pistes sérieuses. Une plus précisément…Heureusement, le football vit de rituels immuables. L’un d’eux tient à la place qu’occupe généralement le coach dans les transports en commun. Avant-gauche dans les bus, derrière le chauffeur. Avant-droit dans les avions. Ne demandez pas pourquoi, c’est souvent comme ça. Alors grimper dans le charter réservé pour convoyer l’équipe jusqu’à Chypre et voir Bertrand Crasson, l’ «adjoint» recruté en milieu de semaine dernière et pourtant très discret à l’aéroport (au point qu’il est resté invisible), assis à la place qu’occupait Emilio Ferrera depuis le début de la campagne, réglait le problème aussi sûrement que n’importe quelle conférence de presse.C’est le moment, d’ailleurs, qu’a choisi Emilio Ferrera pour sortir de son silence et même, pourrait-on dire, de sa disparition des écrans radars. Par téléphone, l’ancien adjoint de Michel Prudhomme au Standard, tenait à indiquer deux choses, juste avant que l’avion ne décolle sans lui vers le grand bain européen : «On ne m’a pas limogé et tout cela n’est pas lié à mes soi-disant mauvaises relations avec le comité ou avec les joueurs.» Pas plus, pas moins, avant la soirée, voire le lendemain et pour cause : il reste des détails contractuels à gérer. D’ailleurs, Flavio Becca, dont on se doute qu’il a dû prendre la décision seul, se fendait lui d’un «no news» lapidaire par SMS.Flavio Becca était pourtant fanConfronté la saison passée à la question de savoir s’il se considérait comme un mange-entraîneurs, ou tout le moins à un mécène dont les choix en termes de gestion du staff laissent parfois songeur, Becca avait répondu ainsi : «Je regarde seulement si le coach est juste avec tout le monde et si chacun reçoit la chance qu’il doit recevoir. Je veux que le travail soit bien fait.» C’est bien pour cela, aussi, que même si la nouvelle défaite à Hostert avait fragilisé Ferrera, on ne le pensait pas menacé. Parce que directement après les tirs au but remportés contre Ararat-Armenia, Becca en personne était venu dire tout le bien qu’il pense du bonhomme : «Cette réussite, c’est la sienne ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des coaches qui auraient été capables de faire ça ?»C’est dans cette ambiance un peu surréaliste que les petites phrases ont commencé, lentement, à fleurir. En «off» comme on dit dans le milieu. Sans citer les gens nommément, quoi. Certains joueurs ont déjà trouvé la force de reconnaître que oui, cela semblait bel et bien fini avec le coach. Confronté à cette situation lunaire, un membre du comité a souri : «Non, il n’y a pas de souk chez nous, juste des suites logiques.»Des suites logiques de quoi ? Du mépris prétendument affiché par Emilio Ferrera pour les dirigeants du club ? On ne saura pas. Ou alors plus tard. «Après le match» peut-être, comme ils disent. Parce que d’ailleurs, tiens, faudrait voir à ne pas l’oublier, il y a un match à disputer, demain. C’est Jonathan Joubert, jeune quarantenaire, qui s’est senti obligé de le rappeler en faisant en même temps œuvre de courage et d’éclaircissement : «Les limogeages ? Ce sont des choses qui arrivent en football. Maintenant, les joueurs vont devoir prendre leurs responsabilités. On doit aussi se dire à un moment qu’on joue les poules de l’Europa League et qu’il faut penser à savourer ce moment.» De toute façon, le siège à l’avant-droit est déjà occupé, même si personne ne l’a dit officiellement…Officieusement, par contre, on nous a signalé une «possible surprise». Un nouveau coach ? Un retour ? On n’a pas fini de parler d’autre chose que de football, cette semaine…A Nicosie, Julien Mollereau Partager Le F91 s’est envolé mardi pour Chypre sans l’homme qui a réussi à le qualifier malgré l’ampleur de la tâche : Emilio Ferrera. Limogé, disent certains. «Pas du tout», répond l’intéressé. Toujours est-il que jeudi, le patron, ce sera Bertrand Crasson.Stupéfiant moment de flottement, mardi à 11h, à l’aéroport du Findel. Aux ordres d’une logique de communication directement inspirée du «courage, fuyons !», les joueurs dudelangeois ont débarqué au compte-goutte à l’embarquement en esquivant méthodiquement les questions qu’ils savaient que la presse leur poserait. Une heure plus tôt, les sites internet du pays avaient commencé à marteler la nouvelle de la démission (ou du limogeage, à vous de voir), d’Emilio Ferrera.Imaginez leur position très inconfortable alors qu’eux-mêmes devaient se poser des questions, ces deux derniers jours s’étant passés à effectuer des séances d’entraînement sans le technicien belge. Mehdi Kirch s’arrêtera ainsi brièvement pour avouer, en haussant les épaules : «Sincèrement, je ne sais rien.»last_img read more

A Kind Reminder to President Weah

first_imgThe attention of the Daily Observer is drawn to reports carried on local and social media of officials of the Liberia National Student Union (LINSU) openly carrying arms. According to a Facebook posting by an official of the student organization, the young man, pictured sporting a side arm (pistol) tucked in his belt, is who he called chairman of the defense, security and intelligence committee of LINSU.This newspaper is left asking just when the Liberia National Students Union (LINSU) become a military style organization with its officials brazenly carrying arms in reckless disregard for the law. Moreover comments made by Police spokesperson, H. Moses Carter, in response to queries put to him on the issue suggests that either the Police tacitly approves or that it is not up to speed with developments.The posting by a LINSU official on social media justifying the so-called right of a self-styled defense, security and intelligence LINSU official clearly suggests that these individuals are making no pretenses about the fact that they are bearing arms howbeit illegally. Under Part V of the Act creating the Liberia National Commission on Small Arms and Light Weapons, subtitled: Possession and Use, Section 1:19: Prohibition of Possession of Light Weapons states that (a) “No natural person shall have in his/her possession or under his/her control any light weapon”.It says further, subsection (a) shall not apply to a person employed by the AFL or National Security Agencies acting in the course of his/her employment. Section 1:20 “Prohibition of Possession of Small Arms” (a) “No natural person shall have in his/her possession or under his/her control any small arm other than a shoulder fired single-barreled gun for which a possession license has been issued by the LNP and the Commission in keeping with the Act”. (e) “Private Security agencies or non-state actors not defined under this Act as National Security Agencies shall be prohibited from arming their employees”.In view of what appears as clear violations of these provisions of the 2015 National Firearms and Ammunition Control Act, the LNP, which has a key oversight and control responsibility under the Act, has to act to restrain wayward elements who, by their brazen display of firearms, are sending a clear message to others to arm themselves as well. It can be recalled that Representative Yekeh Kolubah had reported that shots were fired at his home following the violent disruption by armed elements of a children’s party he was hosting.It can also be recalled that shots were reportedly fired when CDC supporters led by Monrovia City Mayor Jefferson Koijee violently attacked a political rally being held in New Georgia by Cornelia Krua Togba in last November. And then on March 21, armed thugs led by LINSU President Mohammed Kamara violently disrupted a MOJA anniversary program. And more recently was the disruption of an official requiem service for fallen legislator Adolph Lawrence by CDC supporters.This newspaper notes with deep and troubling concern that the Police whose motto is “To Protect and Serve” is neither protecting the people nor is it serving their interests. Again the Daily Observer must warn that such policing practices now being seen under this current leadership are having a corrosive effect on respect for the rule of law and further undermining public trust and confidence in that institution.According to Human Rights Watch, “the ability of the Police to enforce the law and investigate wrongdoing is severely compromised by lawlessness and abuse that Police officers inflict on ordinary Liberians especially those living on the margins”. While this newspaper remains seized of the fact that the problems faced by the Police are longstanding and due to official virtual neglect of the institution, yet it cannot remain oblivious to what it appears to be a gross lack of leadership at the highest levels.Such lack of leadership lends easily to Police abuse and tends to reinforce the commonly held impression that justice is not for the poor or the powerless according to Human Rights Watch. Thus, for example, when student auxiliaries of the CDC carry arms openly in breach of the law, the Mayor of the city of Monrovia leads a band of vagrants and thugs to attack a political rally, when a children’s party is violently disrupted or an anniversary program is violently interrupted by hired thugs and the Police does nothing, the negative public impression that the Police is biased or partisan becomes etched even deeper into the consciousness of the people.As June 7 approaches, there are concerns that the overt and brazen display of firearms by CDC supporters is sending a message of intimidation to participants of the June 7 demonstration, warning that they will not hesitate to use those illegally acquired firearms to maim and kill. And that will spell disaster replete with unknown consequences for all and sundry including this government.Of course, the Baghdad Bobs will be sure to scream that such genuine concerns about the direction in which the country is headed are nothing but the “animus of angry elites convinced of their rights atop the political and socioeconomic ladders or better still their denial of democracy”.But, lest they forget, and they should be reminded at every turn, that when it mattered most, they jumped ship; Saddam Hussein was left to face his fate alone; so it was with Ghaddafi, Tolbert, Doe and even now, Taylor, spending the rest of his days on earth in solitary confinement.These are all the more reasons why President Weah, in the view of this newspaper, must take charge and lead else he will allow others to take charge and lead him to an untimely and a most unkind fate! This is a kind REMINDER!Share this:Click to share on Twitter (Opens in new window)Click to share on Facebook (Opens in new window)last_img read more